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  • Michael Balavoine

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  • PanpanCucul

Harcèlement à l’école : oser en parler

Souvent minimisé, le harcèlement en milieu scolaire toucherait entre 5 et 10 % des élèves. Amplifié par les réseaux sociaux, il s’agit généralement d’un phénomène de groupe sur lequel règne la loi du silence. Personne n’ose parler de peur d’aggraver la situation. Agir tôt est pourtant essentiel pour rétablir un climat paisible.

Le harcèlement, c’est quoi ?

On parle de harcèlement lorsqu’une personne est victime d’une violence verbale, physique et/ou psychologique contre laquelle elle ne peut rien faire toute seule. Ces actes agressifs se caractérisent par la répétitivité, l’intentionnalité, et l’isolement de la victime. Le harcèlement n’implique toutefois pas une seule personne. Il s’agit d’un phénomène de groupe dans lequel interviennent, outre la victime, un harceleur et des témoins. Ses formes peuvent viser l’apparence, l’identité sexuelle, le handicap, les centres d’intérêt, les origines sociales ou encore les croyances.

Quels en sont les signes

Ces signes peuvent vous aider, vous et vos parents, à reconnaître le harcèlement scolaire :

  • Vous avez peur d’aller à l’école.
  • Vos résultats scolaires baissent.
  • Vous vous sentez seul(e).
  • Vos camarades se moquent de vous mais vous n’osez pas en parler.
  • Vous pensez que c’est de votre faute.
  • Vous avez envie de vous faire du mal.

Si vous pensez être victime de harcèlement, parlez-en ! Cela n’aggravera pas la situation, bien au contraire : l’intervention des adultes est primordiale pour stopper le cercle vicieux induit par des comportements violents.

Le harceleur

Contrairement aux idées reçues, le harceleur n’est pas si différent de sa victime. Souvent peu sûr de lui, il utilise la violence pour affirmer sa position dans un groupe. Puni et exclu pour ses comportements inadéquats, le harceleur peut développer à long terme une défiance à l’égard des adultes. Par ailleurs, son attitude peut devenir de plus en plus violente, car c’est une manière pour lui de maintenir sa position de domination.

Les témoins

Sans public, le harcèlement ne fait pas de sens. C’est très souvent l’insécurité qui motive les comportements des témoins de ces actes violents. L’élève témoin a peur de devenir victime et tolère, voire encourage, des gestes inadéquats qu’il condamnerait en temps normal. Pourtant, il a un rôle central à jouer : s’il intervient pour défendre la victime et qu’il brise la loi du silence, il peut stopper la spirale du harcèlement. Il devra alors être lui-même défendu et protégé par les adultes au même titre que la victime.

Que faire ?

Victime ou témoin, il faut oser en parler. A Genève, plusieurs organisations existent :

Service de santé de l’enfance et de la jeunesse (SSEJ)
022 546 41 00 (permanence tél.)
site internet

Malatavie Ligne Ados
HUG
022 372 42 42
site internet

Office médico-pédagogique
022 388 67 00
site internet

Service d’aide aux jeunes
147 (appel gratuit)
site internet

Action Innocence
022 735 50 02
site internet

Ciao.ch - Site d’aide et information pour les adolescents
site internet

SOS Enfants
022 312 11 12
site internet

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Bon à savoir

Les formes du harcèlement sur les réseaux sociaux ne sont pas vraiment différentes de celles que l’on retrouve dans le monde réel. Par contre, ceux-ci amplifient le phénomène, le rendant constant et encore plus visible aux yeux des témoins. La victime est harcelée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Là aussi, il faut briser le silence et faire intervenir un adulte pour stopper la violence.

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