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 <title>Pulsations - psychothérapie</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/mots-cles/psychotherapie</link>
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 <title>Soigner grâce aux psychédéliques</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/soigner-grace-aux-psychedeliques</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Yseult Théraulaz&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Bogsch &amp;amp; Bacco&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
  &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Le LSD et la psilocybine sont deux substances hallucinogènes utilisées en renfort en psychiatrie. Elles ont notamment fait leurs preuves face à la dépression résistante.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Avoir recours à un psychédélique pour soigner un trouble anxieux, une dépression ou même une addiction, c’est ce que propose le &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/addictologie&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Service d’addictologie des HUG&lt;/a&gt; depuis 2020. «Si la &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/addictologie/psychotherapie-assistee-par-psychedeliques&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;psychothérapie assistée par psychédélique&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;PAP, ndlr&lt;/em&gt;) s’impose partout dans le monde, elle peut se pratiquer sous supervision médicale en Suisse depuis 2014. Désormais, l’&lt;a href=&quot;https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/gesetze-und-bewilligungen/gesuche-bewilligungen/ausnahmebewilligungen-bewilligungen-betmg/ausnahmebewilligungen-verbotene-betaeubungsmittel.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Office fédéral de la santé publique&lt;/a&gt; est submergé de demandes, tant cette approche suscite l’intérêt», explique le Pr Daniele Zullino, médecin-chef du Service d’addictologie. Pourquoi un tel engouement médical pour ces drogues dont la consommation est habituellement associée à un usage récréatif ? «Le LSD ou la psilocybine (&lt;em&gt;substance présente dans certains champignons hallucinogènes, ndlr&lt;/em&gt;) modifient la connectivité cérébrale. Dans le cadre de la PAP, les patients et patientes explorent ainsi d’autres voies neuronales, ce qui peut lever certains freins et débloquer des situations problématiques. Les perceptions changent, y compris celle du temps, la personne a parfois le sentiment de se connecter avec le monde entier et parvient à relativiser les problèmes qu’elle rencontre. Cette thérapie, qui s’organise sur plusieurs séances, est intéressante pour soigner les troubles pour lesquels les circuits neuronaux sont figés, ce qui survient en cas de dépression par exemple », poursuit l’expert.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Investissement en temps et en argent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;À noter que la PAP n’est pas proposée en première intention, elle est destinée aux personnes chez qui les traitements classiques ont déjà été tentés sans succès. De plus, elle nécessite un investissement personnel et également financier, la substance utilisée n’étant pas remboursée. Autre précision importante : ses bienfaits ne sont pas systématiques. En effet, dans un tiers des cas, l’utilisation de psychédélique n’apporte pas de résultat notable. Des contre-indications existent par ailleurs : la PAP n’est en principe pas proposée aux personnes ayant présenté des troubles psychotiques ou bipolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, la substance se prend le matin à l’hôpital et requiert de rester sur place pendant toute la durée du «voyage» (six à huit heures sous psilocybine, entre dix et douze heures sous LSD). «Un ou une infirmière fait l’évaluation préalable. Cette rencontre est indispensable pour établir un lien de confiance et définir les intentions thérapeutiques de la séance. Il ou elle reste ensuite aux côtés de la personne pendant toute la PAP pour l’accompagner, notamment dans des moments parfois très intenses (lorsque, par exemple, certains traumatismes remontent à la surface), et l’aider à se recentrer sur ses sensations corporelles sans les interpréter», explique Laurent Szczesniak, infirmier responsable de la coordination au Service d’addictologie. Maux de tête, nausées et parfois problèmes d’endormissement la nuit suivant l’expérience font partie des rares effets secondaires possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain de la PAP, la personne retourne à l’hôpital pour discuter de son expérience avec le ou la médecin qui la suit en thérapie et qui lui a donc prescrit la substance, ainsi qu’avec l’infirmier ou l’infirmière présente la veille, lors de la prise du psychédélique. «Cela permet de faire part des observations effectuées pendant la séance et de relier cette dernière aux objectifs qui avaient été définis », précise l’infirmier. Et le Pr Zullino de rappeler : « Cette séance s’inscrit dans un suivi psychothérapeutique avec le ou la médecin et ne se suffit pas à elle-même.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu’en est-il des risques de développer une dépendance à ces produits hallucinogènes ? «Le LSD et la psilocybine aident en réalité à lutter contre les addictions en agissant sur la dopamine du cerveau, elles n’en développent donc pas», conclut l’expert.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-3287&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-3287&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:100px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h3&gt;« Le LSD a fait sauter les murs que j’avais construits autour de moi »&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hélène&lt;sup&gt;*&lt;/sup&gt;, 60 ans&lt;/strong&gt;, explique : «J’ai suivi plusieurs thérapies pendant 25 ans et j’avais l’impression de ne plus avancer. J’ai entendu parler de la psychothérapie assistée par psychédélique et j’ai voulu tester.» Hélène obtient alors un rendez-vous pour cette approche, en complément d’un suivi thérapeutique au long cours : «J’ai fait trois séances sous LSD. C’était assez effrayant au début, car j’ai revécu mes traumas d’enfance. Je savais que j’allais passer par là et la présence de l’infirmière dans la salle était rassurante. Le LSD a fait sauter les murs que j’avais construits autour de moi pour me protéger.» En parlant ensuite de ces expériences avec sa psychothérapeute, Hélène a pu aborder les choses sous un autre angle et ainsi progresser et se sentir beaucoup mieux.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;&lt;em&gt;* Prénom d’emprunt.&lt;/em&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychiatrie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychiatrie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychedeliques&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychédéliques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychotherapie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychothérapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Wed, 01 Jan 2025 10:19:00 +0000</pubDate>
 <dc:creator>admin</dc:creator>
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 <title>Le retour des psychédéliques</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/le-retour-des-psychedeliques</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Suzy Soumaille&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Pulsations&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Face au poids écrasant des maladies mentales sur la santé mondiale, toute piste thérapeutique innovante et prometteuse est la bienvenue. Dans ce contexte, une nouvelle pratique suscite un engouement médiatique : la psychothérapie assistée par psychédélique, aussi appelée PAP (lire &lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/soigner-grace-aux-psychedeliques&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Soigner grâce aux psychédéliques&lt;/a&gt;)&lt;strong&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Ce serait plus juste de parler de retour en grâce puisque ces substances étaient largement étudiées dans les années 1950-60 avant de connaître une longue hibernation pour cause d’interdiction légale. La recherche s’est cependant poursuivie à bas bruit, notamment en Suisse, pays de la découverte du LSD par le chimiste Albert Hofmann et du pragmatisme en matière de politique des stupéfiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pionniers en la matière, les HUG ont été le premier hôpital universitaire suisse à proposer en 2020 cette &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/addictologie/psychotherapie-assistee-par-psychedeliques&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;approche psychothérapeutique&lt;/a&gt; aux patientes et patients répondant aux critères établis. Très encadrée, celle-ci se déroule sous contrôle médical strict et uniquement dans le cadre d’une autorisation exceptionnelle accordée au cas par cas par l’&lt;a href=&quot;https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/gesetze-und-bewilligungen/gesuche-bewilligungen/ausnahmebewilligungen-bewilligungen-betmg/ausnahmebewilligungen-verbotene-betaeubungsmittel.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Office fédéral de la santé publique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes de la PAP ? Intégrée dans un travail sur soi à long terme, l’utilisation des psychédéliques modifie, le temps de la séance, les sensations, les perceptions et les processus de pensée. Ces expériences, vécues sous supervision médico-soignante, peuvent faciliter l’accès à des informations et émotions, en désactivant certains automatismes. Lorsqu’elle fonctionne, la PAP agit comme un booster d’efficacité de la psychothérapie, permettant à la personne de changer de point de vue sur elle-même et sur ses difficultés. Et, finalement, d’aller mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni effet de mode, ni remède miracle, les psychédéliques utilisés à des fins thérapeutiques offrent une option supplémentaire pour les personnes souffrant de troubles psychiques ne répondant pas aux traitements classiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychedeliques&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychédéliques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychotherapie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychothérapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Wed, 01 Jan 2025 10:15:00 +0000</pubDate>
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 <title>«Plus jamais je n’entendrai le silence»</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/plus-jamais-je-nentendrai-le-silence</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;André Koller&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Emanuela Biancuzzi&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
  &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Après une période de stress professionnel, l’acouphène* de Maxime** devient insupportable. Une psychothérapie l’aide à ne pas se laisser envahir par cette sensation auditive.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Comme un sifflement suraigu, ininterrompu, vrillé dans la tête: «Dans les pires moments, c’était comme un électrochoc permanent», témoigne Maxime, 42 ans, qui souffre depuis plusieurs années d’un acouphène dans l’oreille gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«En automne 2017, j’ai basculé dans une sorte de détresse. C’était en montagne. J’étais seul dans un paysage magique. Je ressentais un grand besoin de communion avec la nature… Puis l’acouphène s’est interposé, obnubilant, comme une douleur fichée au plus profond de mon être. Une pensée panique m’a crucifié: plus jamais je n’entendrai le silence!»&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Stress professionnel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’acouphène de Maxime remonte à son adolescence. «Il a dû augmenter au fil des ans. Car tout à coup, j’ai pris conscience que c’était là, violent. J’ai imaginé les pires scénarios: le sifflement augmentait continuellement, réduisant ma capacité à communiquer avec les gens jusqu’à m’isoler.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise s’est produite après une période de stress professionnel. Rédacteur scientifique indépendant, Maxime avait annulé ses vacances d’été pour répondre à la demande. Mais la charge de travail n’a fait qu’augmenter jusqu’à Noël. «J’étais hypersensible au bruit. Les aboiements du chien des voisins, par exemple, me plongeaient dans une angoisse excessive. Les cris de mes propres enfants me parvenaient comme une agression quasi physique. Même la nuit ne m’apportait aucun repos. Le sifflement ne cesse jamais.»&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Impact psychosocial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il décide d’en parler à son médecin, qui l’adresse aux &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;HUG&lt;/a&gt;. Lors de la première consultation avec le Dr Luca Gramatica, médecin interne au &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/orl-chirurgie-cervico-faciale&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Service ORL et chirurgie cervicofaciale&lt;/a&gt;, il passe un audiogramme qui montre une perte auditive de 20% dans les aigus et remplit un questionnaire évaluant l’impact psychosocial de l’acouphène. Le résultat est sans appel: la qualité de vie de Maxime est fortement diminuée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Gramatica confirme aussi qu’il n’existe hélas aucun traitement curatif. «Sans avoir jamais consulté, je le savais. Pourtant, j’ai ressenti un profond désarroi lorsque le médecin m’a dit qu’il n’y avait rien à faire.» Ce dernier lui propose une psychothérapie avec Viridiana Mazzola, psychologue responsable du &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/psychiatrie-liaison-intervention-crise&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les séances débutent en mars 2018, au rythme d’une heure par semaine. Pour commencer, ils procèdent à un état des lieux: situation professionnelle, familiale, etc. Puis repèrent dans le parcours biographique des points clés sur lesquels travailler.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Bénéfices rapides&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’approche est pragmatique. La thérapie a pour but de fournir à Maxime des outils pour ne plus se laisser envahir par ses problèmes. «Je m’entraîne à changer de perspective, à prendre de la distance», raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bénéfices se sont fait sentir rapidement. «Après quelques séances, je suis allé voir les propriétaires du chien dont les aboiements me dérangeaient. Nous avons dialogué, sereinement. Ils ont compris. Le problème a été réglé. Avant, j’aurais été incapable d’une telle démarche, tellement je bouillonnais.»&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Dialogue avec soi-même&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;«Idem avec mes enfants. Lorsqu’ils crient, je me mets à distance. Je m’observe moi-même. Je m’interroge: pourquoi enrager? En quoi cela m’aide-t-il? J’ai appris à améliorer le dialogue avec moi-même. Cela arrête les films catastrophes que je me faisais avant. Du coup, la tension baisse et les acouphènes aussi. C’est comme une gymnastique mentale, une sorte de physiothérapie du cerveau.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après plusieurs mois de thérapie, le sifflement dans l’oreille gauche n’a pas disparu. En revanche, il est perçu différemment et parfois même oublié. «Je ne suis plus focalisé sur lui. En montagne, j’entends aussi le vent, les oiseaux, les grillons… J’ai appris à ne pas me laisser envahir par l’acouphène. Maintenant, je vois la vie comme un chemin vers des solutions. Et ça change tout», se réjouit Maxime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Acouphène: sensation auditive, inaudible par l’entourage, ressentie dans la tête, une oreille ou les deux. Intermittent ou permanent, d’intensité variable ou non, il peut ressembler à un bourdonnement, un sifflement ou un tintement. Le panel des causes possibles est large, du traumatisme sonore à la dépression. Environ 10% de la population en Europe et aux Etats-Unis sont concernés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;** Prénom d’emprunt.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/acouphene&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;Acouphène&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/troubles-auditifs&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;troubles auditifs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychotherapie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychothérapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Tue, 01 Jan 2019 09:34:25 +0000</pubDate>
 <dc:creator>admin</dc:creator>
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 <title>Addictions : s’exposer à la vie réelle</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/addictions-sexposer-la-vie-reelle</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Stéphany Gardier&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
  &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Depuis janvier 2018, un nouveau type d’hôpital de jour accueille les personnes concernées par une addiction, avec ou sans substances. Créé par les &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;HUG&lt;/a&gt;, le programme CITE veut replacer le projet de vie du patient au centre de la prise en charge.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Après l’accueil de 9h et les activités de la matinée, les locaux du &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/addictologie/caap-grand-pre&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CAAP&lt;/a&gt;*, rue Grand-Pré, se vident. Quelques personnes discutent dans la salle commune tandis que deux autres partagent un café dans la cuisine baignée de soleil. Aux murs, des photos de plats «faits maison» plus appétissants les uns que les autres. «A midi, nous avons préparé un poulet mafé, précise tout sourire un patient. Une personne du groupe est africaine, elle nous a expliqué cette recette qui vient de chez elle.» Préparer et partager un repas ensemble est une des nombreuses options proposées aux patients du &lt;a href=&quot;http://addictohug.ch/cite/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;programme CITE&lt;/a&gt;, en parallèle de la prise en charge psychothérapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lancée en janvier dernier et pilotée par les Drs Gabriel Thorens et Gerard Calzada, addictologues aux HUG, cette «Cure Interactive de Traitement par Exposition» invite le patient à traiter son addiction dans un cadre qui se veut le plus proche possible de la vie réelle. À l’opposé de la cure classique, qui met à l’abri durant quelques semaines, mais ne prépare pas toujours au retour dans la société. Le participant va donc être «exposé» à des situations critiques pour lui, afin d’apprendre à mieux les gérer. En plus d’un accompagnement individuel, les patients ont le choix de suivre des ateliers variés: des connaissances de l’addiction à la méditation en passant par l’utilisation des réseaux sociaux. Des activités animées par les patients eux-mêmes font aussi partie de l’offre. «L’objectif est que chacun puisse trouver de quoi (re)mobiliser ses compétences», résume Gabriel Thorens.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Construire un nouveau projet de vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ici, aucune recette clé en main donc, mais un menu dans lequel piocher ce qui sera le plus utile, en fonction des besoins et des objectifs de chacun. Une vision qui tranche avec celle de l’hôpital de jour traditionnel. «C’est une des différences principales de ce programme: ici, pas de protocoles standardisés, explique Gerard Calzada. Nous co-construisons les plannings ensemble avec les patients.» Et pour être au plus près des usages du moment, toute l’offre est disponible en ligne, permettant ainsi aux patients de visualiser les options de la semaine et d’organiser leur emploi du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes qui sont encore consommatrices de substances sont les bienvenues. «La question de l’abstinence est souvent mise en avant dans les soins plus traditionnels. Parfois, elle est d’ailleurs requise avant de pouvoir commencer une thérapie. Ici nous ne la considérons plus comme un but, mais comme un moyen. Et un moyen qui n’est pas forcément nécessaire», souligne Gabriel Thorens. Pour le Dr Calzada, l’objectif est de parvenir à construire avec le patient «un projet de vie qui vaille la peine d’être vécu».&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Retrouver du plaisir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le centre est ouvert les jours de semaine et les participants peuvent s’y rendre autant qu’ils le souhaitent, même en dehors des heures d’activités. Parmi eux, Serge, la quarantaine, artiste. Déjà passé par des structures de soins ambulatoires classiques, il prend quelques minutes pour partager ses impressions sur le programme CITE. «Un après-midi on est allés à un café philo: j’ai été étonné de ce que ça m’a apporté et depuis j’y retourne seul. Ici on peut découvrir beaucoup de choses auxquelles nous n’aurions même pas pensé; on retrouve du plaisir.» Avant de traverser l’épreuve de la dépression puis de l’addiction, Serge écrivait. Il s’est donc lancé et a proposé d’animer des ateliers d’écriture. «J’ai été agréablement surpris, confie-t-il. Ici le rapport patient-soigné est différent. On ressent une véritable dynamique et une réelle complicité». Un sentiment qui fait écho à l’implication de l’équipe soignante. «C’est vrai qu’on a tous accepté de se mouiller un peu, sourit Gerard Calzada. Habituellement, le soignant est là pour “modérer” le groupe. Ici on participe. On part du principe qu’on va tous apprendre quelque chose, tous évoluer.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Consultation ambulatoire d’addictologie psychiatrique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-683&quot; class=&quot;node node-content-gallery-bloc node-promoted article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/gallerybloc-683&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-galleybloc-images field-type-image field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;clearfix field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_03_pas_de_credit.jpg?itok=4BTkqMIh&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; class=&quot;colorbox&quot; data-colorbox-gallery=&quot;gallery-node-683-yRFAevOIeMg&quot; data-cbox-img-attrs=&quot;{&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;, &amp;quot;alt&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; class=&quot;image-style-gallery-800x600&quot; src=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_03_pas_de_credit.jpg?itok=4BTkqMIh&amp;amp;c=effaed2399640c8a0aefbade53af2368&quot; alt=&quot;Site internet - programme CITE&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;&lt;figure class=&quot;clearfix field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_04_pas_de_credit.jpg?itok=0iVeLOfN&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; class=&quot;colorbox&quot; data-colorbox-gallery=&quot;gallery-node-683-yRFAevOIeMg&quot; data-cbox-img-attrs=&quot;{&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;, &amp;quot;alt&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; class=&quot;image-style-gallery-800x600&quot; src=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_04_pas_de_credit.jpg?itok=0iVeLOfN&amp;amp;c=e12e7b2fb841fdd68200bc449343651c&quot; alt=&quot;Site internet - programme CITE&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;&lt;figure class=&quot;clearfix field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_05_pas_de_credit.jpg?itok=YBmMZNU5&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; class=&quot;colorbox&quot; data-colorbox-gallery=&quot;gallery-node-683-yRFAevOIeMg&quot; data-cbox-img-attrs=&quot;{&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;, &amp;quot;alt&amp;quot;: &amp;quot;Site internet - programme CITE&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; class=&quot;image-style-gallery-800x600&quot; src=&quot;https://pulsations.hug.ch/sites/pulsations/files/styles/gallery-800x600/public/addictions_05_pas_de_credit.jpg?itok=YBmMZNU5&amp;amp;c=990abe11abf8bf4fab6449859aba5503&quot; alt=&quot;Site internet - programme CITE&quot; title=&quot;Site internet - programme CITE&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Programme CITE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Rue du Grand-Pré 70 C&lt;br /&gt;1202 Genève&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secrétariat ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h&lt;br /&gt;Tél. : 022 372 57 50&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;mailto:reconnecte@hcuge.ch&quot;&gt;reconnecte@hcuge.ch&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.addictohug.ch/cite&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.addictohug.ch/cite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/addictions&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;addictions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/dependance&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;dépendance&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychotherapie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychothérapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Sun, 01 Jul 2018 07:50:08 +0000</pubDate>
 <dc:creator>admin</dc:creator>
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 <title>Bien dans son corps et mieux dans sa tête</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/bien-dans-son-corps-et-mieux-dans-sa-tete</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Giuseppe Costa&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Diego Funck&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
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        &lt;p&gt;Le programme 4F améliore la qualité de vie des jeunes adultes souffrant de troubles psychiques. Il prévient aussi la prise pondérale associée à certains médicaments et à l’inactivité.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;« Feel fit food &amp;amp; fun ». Ce n’est pas le slogan du dernier fitness à la mode, mais le nom du &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/psychiatrie-adulte/activites-groupe&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;programme 4F&lt;/a&gt; proposé au Centre ambulatoire de psychiatrie et psychothérapie intégré (&lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/psychiatrie-adulte/prise-charge-ambulatoire-cappi&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CAPPI&lt;/a&gt;) de la Jonction, rattaché au &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/psychiatrie-adulte&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;service de psychiatrie adulte&lt;/a&gt; des HUG. Il s’adresse aux patients de 18 à 35 ans souffrant de troubles psychiques débutants (phobie sociale, dépression, troubles anxieux ou psychotiques, etc.), présentant une surcharge pondérale ou une prédisposition à la prise de poids.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ces personnes subissent les effets secondaires de certains médicaments qui peuvent perturber le sentiment de faim et de satiété. Comme elles sont souvent isolées et sédentaires, elles peuvent prendre du poids même sans traitement pharmacologique. En reprenant une activité physique régulière, elles gèrent mieux leur poids et réduisent ainsi le risque de maladies cardiovasculaires. Elles augmentent aussi leur bien-être physique et mental tout en diminuant leur stress », relève le Dr Othman Sentissi, responsable du CAPPI-Jonction. Et d’insister : « Notre rôle est de soigner les patients. Mais c’est insuffisant. Il est fondamental d’améliorer leur qualité de vie. »&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Activités en groupe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le programme 4F s’étend sur huit semaines. Il commence et se termine par un bilan individuel physique, psychologique et nutritionnel. Les activités ont lieu plusieurs fois par semaine et se déroulent en groupes d’une dizaine de participants. Le renforcement musculaire et l’endurance &lt;em&gt;(fit) &lt;/em&gt;– réalisés sous forme de circuit training – et les activités ludiques &lt;em&gt;(fun) &lt;/em&gt;telles que le badminton, le basket ou le volley, sont encadrés par un maître d’activités physiques adaptées. « En se sentant bien dans son corps, la personne le réinvestit, ressent du plaisir, découvre de nouvelles activités et améliore son estime de soi », résume le psychiatre. Le travail, avec une psychologue, autour de la respiration, de la relaxation, du moment présent et de la perception corporelle &lt;em&gt;(feel)&lt;/em&gt; favorise le bien-être. Et un groupe de parole permet de partager sur des problématiques communes. Enfin, le comportement et l’équilibre alimentaire sont discutés avec une diététicienne &lt;em&gt;(food)&lt;/em&gt;. Les participants acquièrent également des connaissances pour faire de meilleurs choix nutritionnels et favoriser une stabilisation ou une perte pondérale.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Etendre à tous les secteurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce programme, commencé en été 2017, concerne quelque 100 patients par an. Il a été mis sur pied grâce aux donateurs de la &lt;a href=&quot;http://www.fondationhug.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Fondation privée des HUG&lt;/a&gt; pour une durée de deux ans. « Afin d’étendre ce programme à tous les secteurs de la psychiatrie et le pérenniser, nous voulons démontrer que les patients vont mieux, sortent de leur isolement, reprennent le travail et, au final, consomment moins de soins », conclut le Dr Sentissi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-615&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-615&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
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&lt;p&gt;Dépression et anxiété mènent Françoise* à l’arrêt de travail. La trentenaire intègre le programme 4F et, au fil des semaines, en tire des bénéfices. « Au début, j’étais tellement tendue que tout était difficile. Mon anxiété m’empêchait de prendre du plaisir. Petit à petit, j’ai senti les bienfaits de l’activité. Lors des jeux, on ne perçoit pas la maladie des participants. On est tous là pour s’amuser et s’en sortir. C’est un moment qui m’apporte beaucoup de légèreté : ça me fait du bien. Je me suis même rendu compte que je souriais », dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le sport permet d’être dans l’instant présent et d’éviter de ruminer ses pensées négatives. J’avais peur de tout, maintenant j’ai davantage la pêche, j’ai retrouvé l’envie d’aller vers les gens. J’ai repris confiance en moi. D’ailleurs, plus on bouge, plus on a envie de faire des choses. En remettant en route des énergies qui stagnaient, la chaleur se propage dans tout notre corps et donne une sensation de bien-être », relève Françoise. Aujourd’hui, elle travaille de nouveau et poursuit sur cet élan en allant désormais nager une fois par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Prénom d’emprunt.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/troubles-psychiques&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;troubles psychiques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychiatrie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychiatrie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/psychotherapie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;psychothérapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Sun, 01 Apr 2018 14:56:32 +0000</pubDate>
 <dc:creator>admin</dc:creator>
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