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 <title>Pulsations - régimes</title>
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 <title>Face à l’obésité, agir sur tous les fronts</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/face-lobesite-agir-sur-tous-les-fronts</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Elodie Lavigne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Bogsch &amp;amp; Bacco&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
  &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Partout dans le monde, l’obésité est un fléau. En Suisse, sa prévalence a doublé en vingt ans. Quelque 42 % de la population affiche un poids supérieur à la norme, dont 11 % est en situation d’obésité. Les HUG inaugurent un nouveau Centre de l’obésité et de la chirurgie bariatrique. Ce dernier concentre les compétences pour offrir une prise en charge multidisciplinaire et individualisée aux adultes et enfants souffrant de cette maladie chronique.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Qualifiée d’épidémie mondiale par l’Organisation mondiale de la santé, l’obésité n’épargne pas la Suisse puisque 12 % des hommes et 10 % des femmes sont concernés. Longtemps perçue comme un problème d’ordre esthétique, l’obésité est désormais considérée comme « une maladie chronique, évolutive et récidivante, avec d’importantes complications », déclare le Pr Zoltan Pataky, responsable de l’&lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/education-therapeutique&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Unité d’éducation thérapeutique du patient&lt;/a&gt;, co-directeur du nouveau &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/centre-obesite-et-chirurgie-bariatrique&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Centre de l’obésité et de la chirurgie bariatrique&lt;/a&gt; et vice-président de l’Association suisse pour l’étude du métabolisme et de l’obésité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/covid&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;pandémie de Covid-19&lt;/a&gt; n’a pas amélioré la situation. Au cours de ces deux dernières années, les Suisses et Suissesses ont affiché en moyenne quatre à cinq kilos supplémentaires sur la balance, ce qui équivaut à un point de l’&lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/contrepoids/calcul-imc-chez-adulte&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;indice de masse corporelle (IMC)&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. Or, « la recherche indique qu’une prise de poids, même modeste, peut déjà se traduire par l’apparition de complications métaboliques telles qu’un prédiabète ou un diabète, une hypertension artérielle ou un excès de cholestérol dans le sang », relève le spécialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après une prise de poids, beaucoup ont le réflexe de vouloir (vite) maigrir. Or, c’est scientifiquement prouvé, les régimes, quels qu’ils soient, sont contre-productifs, confirme Aude Daccord, diététicienne à l’Unité d’éducation thérapeutique du patient : « Ils peuvent certes occasionner une perte de poids, mais à très court terme. Les personnes reprennent souvent plus que ce qu’elles ont perdu, avec un effet yoyo. » Les régimes peuvent être diaboliques à plus d’un titre, puisqu’ils modifient la composition corporelle, provoquent des dégâts métaboliques et bien souvent des troubles du comportement alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un combat sur tous les fronts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face à un gain de poids, l’idée est quand même de réagir, mais sur différents fronts. Grâce à une prise en charge multidisciplinaire, le nouveau Centre de l’obésité et de la chirurgie bariatrique propose des suivis individualisés reposant sur plusieurs piliers : l’alimentation, l’activité physique et le comportement alimentaire, voire les médicaments et la chirurgie bariatrique selon les cas. Les programmes s’adressent aux personnes en surpoids (IMC entre 25 et 30) ou en situation d’obésité (IMC supérieur à 30). Lors de la première évaluation médicale, il est tenu également compte du tour de taille, un indicateur important, relatif à la composition corporelle : « L’obésité abdominale est le reflet de l’obésité viscérale, qui est souvent associée à des complications cardiovasculaires », explique le Pr Pataky. Car les études le montrent, une personne en situation d’obésité présentera tôt ou tard au moins une maladie liée au surpoids. « Hélas, c’est une question de temps », souligne le spécialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conséquences de l’obésité sur la santé sont nombreuses : syndrome métabolique (hypertension, diabète, excès de cholestérol), maladies cardiovasculaires, cancers (utérus, estomac, œsophage), apnées du sommeil, arthrose, problèmes orthopédiques, troubles psychiques (anxiété, dépression), etc. Malgré ces risques, « insister sur la perte de poids n’est pas efficace. Il faut d’abord comprendre l’origine de la prise de poids pour favoriser un changement de cap », déclare le Pr Pataky.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;La face cachée de l’obésité&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Médecins spécialistes en obésité, diététiciens et diététiciennes, spécialistes de l’activité physique, psychologues et art-thérapeutes unissent leurs compétences pour accompagner adultes et enfants qui consultent dans le cadre d’une remise en question. Derrière un diagnostic d’obésité, il y a certes toujours un déséquilibre entre les apports énergétiques (qualité et quantité des aliments ingérés) et les dépenses, mais il faut aller plus loin et s’intéresser aux conditions de la prise alimentaire et au contexte de vie de la personne. « Tant que nous ne mettons pas le doigt sur la cause du problème, les changements ne sont pas possibles », atteste le spécialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première consultation permet ainsi de faire le point et d’orienter la prise en charge. Des ateliers d’éducation thérapeutique sont ensuite proposés en fonction de la problématique de chacun et chacune (diététique, activité physique, trouble du comportement alimentaire). Ils se déroulent en groupe, sont interactifs et co-construits avec des patients et patientes et des pédagogues. Les sujets abordés sont concrets et les conseils pratiques : bases de l’équilibre alimentaire, graisses cachées, sensations digestives (faim, satiété), etc. « Souvent, les personnes connaissent la théorie, mais n’arrivent pas à l’appliquer au quotidien. Nous les aidons à mettre en place de nouvelles habitudes de vie de sorte que ces changements soient acceptables et tenables sur la durée », commente la diététicienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si malgré cette prise en charge multidisciplinaire et les modifications d’hygiène de vie la perte de poids ne se produit pas, d’autres options peuvent être envisagées. De nouveaux médicaments viennent aujourd’hui enrichir l’arsenal thérapeutique, représentant une aide supplémentaire. Ces molécules (analogues du GLP-1) entraînent une réduction de l’appétit et surtout des besoins impératifs de manger. Elles facilitent la perte de poids et diminuent les complications de l’obésité, telles que la pression artérielle. Plus important encore, elles ont également montré une protection cardiovasculaire chez les patients et patientes à haut risque (diabète de type 2 et obésité) et une amélioration au niveau rénal. Ce traitement est administré quotidiennement sous forme d’injection sous-cutanée. Une nouvelle molécule GLP-1 (injection hebdomadaire), disponible en Suisse dans les prochains mois, sera une réelle avancée avec une perte de poids entre 15 et 20 % « pour autant que la personne bénéficie d’un suivi multidisciplinaire », souligne le Pr Pataky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/chirurgie-viscerale/chirurgie-lobesite&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;chirurgie bariatrique&lt;/a&gt;, dont les HUG sont experts, elle est une solution de derniers recours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le chemin, perdre du poids reste un combat : « L’obésité n’est pas un choix. Si les personnes qui en souffrent avaient pu faire autrement, elles l’auraient probablement fait », conclut Lydia Lanza, psychologue à l’Unité d’éducation thérapeutique du patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;1 &lt;/sup&gt;Calcul de l’IMC : poids (en kg)/taille (en mètre) au carré. Surpoids : IMC entre 25 et 30. Obésité : IMC supérieur à 30.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2153&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2153&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:80px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h2&gt;Le jeûne intermittent : une approche prometteuse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Limiter sa prise alimentaire à certaines heures, certains jours de la semaine ou du mois, en restreignant ses apports caloriques et en veillant à un équilibre alimentaire durant ces périodes cycliques : tel est le principe du &lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/jeuner-au-bon-rythme#:~:text=Le%20je%C3%BBne%20intermittent%20permet%20de%20manger%20de%20tout.&amp;amp;text=Une%20des%20formes%20populaires%20est,ses%20envies%20durant%20huit%20heures&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;jeûne intermittent&lt;/a&gt;. Cette approche suscite un grand intérêt dans la perspective d’une perte de poids et d’une diminution des risques métaboliques (hypertension, cholestérol, diabète). « Les données chez l’animal et chez l’être humain sont encourageantes. Plus la fenêtre dans laquelle les sujets mangent est étroite, plus c’est efficace sur la perte de poids. En revanche, nous manquons de recul pour le contrôle des maladies métaboliques chez l’humain », commente le Dr Tinh-Hai Collet, médecin adjoint à l’Unité de nutrition du &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/endocrinologie-diabetologie-et-nutrition&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Service d’endocrinologie, diabétologie, nutrition et éducation thérapeutique&lt;/a&gt;. Des études à plus grande échelle et à long terme sont nécessaires pour confirmer ces effets. Le Dr Collet mène d’ailleurs actuellement une recherche dont l’objectif est de déterminer si une alimentation à heures fixes permet chez les personnes « lève-tôt » une perte de masse grasse et une amélioration de leur état de santé grâce à une prise en compte de leurs rythmes biologiques internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus d’informations pour participer à l’étude : &lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;https://recherche.hug.ch/etudes/lcc&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Etude sur les effets d&#039;une alimentation à heures fixes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2155&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2155&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:80px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-field-blocstat-statistique field-type-text-long field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;38 %&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;des hommes de plus de 15 ans sont en surpoids&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2156&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2156&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;des femmes de plus de 15 ans sont en surpoids&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2157&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2157&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:80px&quot;&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;des personnes souffrant d’obésité ont des maladies associées&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2158&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2158&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:80px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-field-blocstat-statistique field-type-text-long field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;200 à 300&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;gènes sont impliqués dans l’obésité&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2161&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2161&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:100px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h2&gt;Ursula, 68 ans : « Ma vie a changé à 360 degrés »&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« J’ai suivi tous les régimes possibles. Il y a six ans, j’ai suivi un programme aux HUG durant lequel j’ai appris les bases d’une alimentation équilibrée. Cela m’a bien aidée, mais j’ai continué à avoir des compulsions alimentaires, à manger trop pendant les repas et donc à prendre du poids. J’en ressortais avec l’estomac lourd et une grande culpabilité. J’ai toujours beaucoup bougé, mais j’avais cette tendance à manger trop, sans pouvoir m’arrêter. Depuis que le Pr Zoltan Pataky m’a prescrit des médicaments qui m’aident à ressentir la satiété, ma vie a changé à 360 degrés. Je suis quelqu’un qui aime contrôler… la seule chose que je n’arrivais pas à contrôler, c’était la nourriture. Pour la première fois de ma vie, j’arrive maintenant à m’arrêter quand je n’ai plus faim. La nourriture était une obsession, je pensais sans cesse à ce que j’allais manger. J’ai désormais un rapport serein à la nourriture. Je ne fais plus de régime, je ne m’interdis aucun aliment, je cuisine beaucoup. Je suis très active et bien dans mon corps.»&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-2195&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-2195&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;node-content&quot; style=&quot;font-size:100px&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-default&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h2&gt;Dossier Obésité&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Face à l&#039;obésité, agir sur tous les fronts &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/la-chirurgie-bariatrique-un-coup-de-pouce-parfois-necessaire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La chirurgie bariatrique : un coup de pouce parfois nécessaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/enfants-en-surpoids-prevenir-la-chronicite&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Enfants en surpoids : prévenir la chronicité&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/le-poids-des-emotions&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le poids des émotions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/surpoids&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;surpoids&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/obesite&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;obésité&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/regimes&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;régimes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 30 Jun 2022 22:00:00 +0000</pubDate>
 <dc:creator>ysdl</dc:creator>
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 <comments>https://pulsations.hug.ch/article/face-lobesite-agir-sur-tous-les-fronts#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Retour en grâce des graisses, vraiment ?</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/retour-en-grace-des-graisses-vraiment</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Elisabeth Gordon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Jon Feinstein&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
  &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Une vaste étude nutritionnelle indique qu’un régime riche en graisse ne favorise pas les maladies cardiovasculaires. Un spécialiste des HUG met en doute ces conclusions.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Apparemment, c’est un beau pavé dans la mare qu’a jeté l’étude nutritionnelle PURE (&lt;em&gt;Prospective Urban Rural&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Epidemiological&lt;/em&gt;), publiée dans la revue scientifique &lt;em&gt;Lancet&lt;/em&gt;. Ses auteurs ont interrogé 135’000 habitants des cinq continents sur leurs habitudes alimentaires et ils les ont ensuite suivis pendant sept ans. Ils en concluent « qu’une consommation élevée d’hydrates de carbone (glucides) est liée à un risque accru de mortalité globale (toutes causes confondues) ». En revanche, et c’est le point crucial, « les graisses saturées et insaturées ne sont pas significativement associées avec une augmentation du risque d’infarctus du myocarde et de la mortalité due aux maladies cardiovasculaires ». Cela semble contredire tous les messages de santé publique nous incitant à manger moins gras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce la fin d’un dogme ? Le Pr Jacques Philippe, médecin-chef du &lt;a href=&quot;https://www.hug.ch/endocrinologie-diabetologie-hypertension-nutrition&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Service d’endocrinologie, diabétologie, hypertension et nutrition&lt;/a&gt; des HUG, est loin d’en être convaincu. Selon lui, cette étude souffre « d’importantes limitations ». Il s’agit « d’une seule enquête, lors de laquelle les individus ont rempli, avec plus ou moins de soin, un questionnaire à un moment déterminé. Pendant les sept ans qui ont suivi, on ne leur a pas demandé ce qu’ils mangeaient. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spécialiste trouve par ailleurs « absurde » de vouloir réduire la nourriture à son contenu en protéines, en graisses saturées et insaturées et en hydrates de carbone. Les aliments contiennent en effet bien d’autres choses dont l’étude PURE ne tient pas compte. Comme les acides gras trans, issus de la transformation des acides gras insaturés par l’industrie alimentaire, que l’on trouve dans la margarine, les chips ou encore certaines pâtisseries. Or, « il n’est pas contesté qu’ils ont des effets particulièrement négatifs » sur notre cœur et nos vaisseaux. L’enquête ne dit rien non plus des micronutriments (vitamines, sels minéraux et oligoéléments), « dont on connaît mal les bienfaits et les méfaits probables sur notre santé ».&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Se méfier des enquêtes nutritionnelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, les études nutritionnelles se suivent et se contredisent. Le Pr Jacques Philippe cite l’une d’elles, INTERHEART, menée dans 52 pays et publiée en 2008. Elle compare trois régimes : « oriental » (riche en tofu et soja), « occidental » (contenant des mets frits, des snacks salés, des œufs et de la viande) et « prudent » (avec beaucoup de fruits et de légumes). Et elle conclut que seul ce dernier « diminue le risque d’infarctus aigu du myocarde », constate le spécialiste des HUG. En revanche, le régime occidental (riche en graisses) l’augmente. Quant à l’oriental, il n’a que peu d’effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le médecin invite donc « à se méfier de la littérature scientifique dans ce domaine », car on y trouve à boire et à manger. « Il y a encore beaucoup de choses que l’on ne connaît pas en nutrition. Si certains aliments sont bénéfiques et d’autres néfastes, ce n’est pas simplement en fonction de leur contenu en hydrates de carbone ou en acides gras. D’autres facteurs, inconnus, interviennent peut-être. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour préserver notre cœur et nos artères, le médecin recommande « d’avoir un régime équilibré, de préférer les produits naturels aux aliments industriels et de manger des fruits et des légumes ». Donc de suivre son bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-597&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-597&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
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&lt;p&gt;Nul ne le conteste, l’excès de cholestérol est un facteur de risque des maladies cardiovasculaires. Or, comme le souligne le Pr Jacques Philippe, « les aliments riches en acides trans et saturés augmentent le cholestérol LDL (le &quot;mauvais&quot;), et les régimes riches en hydrates de carbone diminuent le &quot;bon&quot;, le HDL, tout en accroissant le taux de triglycérides » (une autre variété de corps gras). Toutefois, ces effets « varient beaucoup d’une personne à l’autre » et tel régime qui fera monter le taux de cholestérol chez un individu n’aura que peu de conséquences chez son voisin. Une inégalité dont les causes restent mystérieuses.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/nutrition&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;nutrition&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/maladies-cardiovasculaires&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;maladies cardiovasculaires&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/alimentation&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;alimentation&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/cholesterol&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;cholestérol&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/regimes&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;régimes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;</description>
 <pubDate>Sun, 01 Apr 2018 11:35:31 +0000</pubDate>
 <dc:creator>admin</dc:creator>
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 <title>Le jeûne, une fausse bonne idée</title>
 <link>https://pulsations.hug.ch/article/le-jeune-une-fausse-bonne-idee</link>
 <description>&lt;section class=&quot;field field-name-field-auteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Texte:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Elodie Lavigne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-creditsphotos field-type-taxonomy-term-reference field-label-inline clearfix view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Photos:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot;&gt;Pierre Javelle et Akiko Ida&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-introduction field-type-text-long field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;
        &lt;p&gt;Le jeûne véhicule une image de pureté, de maîtrise de soi et de santé. Mais cesser de s’alimenter pendant plusieurs jours est-il vraiment raisonnable pour la santé ? Le point avec le Pr Claude Pichard, responsable de l’unité de nutrition aux HUG.&lt;/p&gt;
      &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Pulsations : &lt;strong&gt;Quels sont les effets du jeûne sur l’organisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr C. Pichard : Le jeûne représente un stress pour le corps car nous sommes programmés pour nous alimenter. Chez l’individu sain qui jeûne par volonté, l’organisme s’adapte après 4 à 5 jours, au terme desquels le stress et l’appétit disparaissent. Le corps va puiser dans la masse grasse pour trouver de l’énergie. Des corps cétoniques sont alors libérés. Ils inhibent le centre de l’appétit entraînant ainsi une disparition de la sensation de faim. Chez un individu malade, les effets sur l’organisme sont différents. A cause de la maladie, le corps est déjà en état de stress et l’appétit naturellement coupé. Pour trouver de l’énergie, l’organisme affaibli en état de jeûne consomme donc essentiellement la masse protéique (ou maigre), c’est-à-dire les muscles, et peu de graisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pulsations : &lt;strong&gt;Est-ce que jeûner fait maigrir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr C. Pichard : Non. Bien sûr qu’à court terme ne pas manger fait perdre du poids. Mais à long terme, c’est le contraire. Après une période de privation, des mécanismes de compensation s’installent avec pour conséquence une prise de poids généralement supérieure au poids avant le jeûne. C’est ce qui se passe d’ailleurs avec n’importe quel régime restrictif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pulsations : &lt;strong&gt;Est-ce que jeûner est dangereux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr C. Pichard : Oui. Jeûner plus de trois jours est dangereux, surtout chez les personnes qui ont peu de graisse et de muscles. Le corps « se mange lui-même », c’est une espèce d’auto-cannibalisme ! Les jeûnes répétés ne sont pas bons non plus. En jeûnant un jour par semaine, on se prive de 15 % des apports nutritifs nécessaires à l’organisme. A long terme, la perte cumulée a des conséquences néfastes pour la santé. La privation en calcium, par exemple, porte atteinte à la formation et la solidité des os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pulsations : &lt;strong&gt;On peut penser que le jeûne nettoie l’organisme et le repose, est-ce vrai ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr C. Pichard : Non. L’idée qu’on se nettoie le corps en jeûnant est totalement fausse. On est naturellement fait pour garder ce qui est bon et éliminer ce qui est nocif. Quant au présupposé « repos de l’organisme », il n’existe pas. Jour et nuit, notre machine cellulaire fabrique de l’énergie chimique, dans une quantité équivalente à notre poids corporel. Le concept idéologique de « nettoyage » ne s’appuie sur aucun fondement physiologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pulsations : &lt;strong&gt;Si on résume, jeûner n’est donc pas une bonne idée…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr C. Pichard : Non, effectivement. Le jeûne n’apporte aucun bénéfice pour la santé et peut même être néfaste chez une personne malade. On sait en effet que la malnutrition augmente le risque de problèmes de santé. Une seule nuance est à faire : il est possible que, dans le futur, certains traitements (la chimiothérapie par exemple) soient plus efficaces en étant associés à des périodes de jeûne très précises. Mais aujourd’hui la question reste très controversée. Rien ne prouve en effet les bénéfices du jeûne dans le cadre d’un traitement contre le cancer chez l’homme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-blocs-supplementaires field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-936&quot; class=&quot;node node-content-stat-bloc article odd node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/statbloc-936&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;
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&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/dites-moi-ce-que-vous-mangez-je-vous-dirai-si-cest-bon-pour-la-sante&quot;&gt;Dites-moi ce que vous mangez, je vous dirai… si c’est bon pour la santé&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://pulsations.hug.ch/article/les-nouvelles-tendances-de-lalimentation&quot;&gt;Les nouvelles tendances de l’alimentation&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le jeûne, une fausse bonne idée&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-above view-mode-rss&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots clés:&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/nutrition&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;nutrition&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/jeune&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;jeûne&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item even&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/regimes&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;régimes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;field-item odd&quot; rel=&quot;dc:subject&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cles/mieux-manger&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;mieux manger&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/section&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-en-savoir-plus field-type-entityreference field-label-hidden view-mode-rss&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;article id=&quot;node-55&quot; class=&quot;node node-content-side-bloc article even node-default clearfix&quot; about=&quot;/content/8-bonnes-resolutions-pour-une-alimentation-sante&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot; role=&quot;article&quot;&gt;

      &lt;header class=&quot;node-header&quot;&gt;
              &lt;h3 class=&quot;node-title&quot;&gt;8 bonnes résolutions pour une alimentation santé&lt;/h3&gt;
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&lt;p&gt;(2) Le moins possible de charcuterie, de saucisses et autres viandes transformées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Des produits naturels et simples dans leur composition. De la fraîcheur, du local et de saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Le moins possible de produits industriels, trop riches en sucre, en sel et en graisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Des repas cuisinés à la maison, pour contrôler ce qu’il y a dans votre assiette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Des aliments complets et riches en fibres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) Moins d’aliments frits et cuits à haute température.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) De l’eau surtout, et moins de boissons sucrées.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
&lt;/article&gt;

&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 03 Apr 2017 16:00:00 +0000</pubDate>
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